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Quand on s'éveille enfin à la claire compréhension
Et que l'on sent qu'il n'y a aucune frontière
Qu'il n'y en a jamais eu
On se rend compte qu'on est tout
Les montagnes, les rivières
L'herbe, les arbres, le soleil, la lune, les étoiles
Et l'univers enfin
Ne sont autres que nous-mêmes
Rien ne nous distingue
Rien ne nous sépare les uns des autres
L'aliénation, la peur, la jalousie, la haine
Sont évanouies
On sait en pleine lumière
Que rien n'existe en dehors de soi
Que par conséquent rien n'est à craindre
Etre conscient de cet état
Engendre la compassion
Les gens et les choses
Ne sont plus séparés de nous
Mais sont au contraire
Comme notre propre corps
Poème de Genpo Sensei
Moine zen japonais
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